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Bâtissons plus qu'un simple toit

Jacques

Jacques est itinérant depuis septembre 2014. Nous l'avons rencontré à la fin juin 2015 à l'intersection des rues René-Lévesque et Hôtel-de-Ville, à l'est du boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

Il se promène partout en ville, avec sa canne, son sac à dos et sa bouteille d'eau.

Jacques, contrairement à certaines des personnes que nous avons rencontré, a une famille dispersée un peu partout au Québec mais il choisit de ne pas entrer en contact avec eux. Il a grandit à Montréal avec sa mère francophone et son père anglophone.

Avant d'atterrir dans les rues de Montréal, Jacques a travaillé comme éditeur et comme boulanger. Mais après avoir rencontré quelques problèmes ? on ne sait lesquels ? il a passé du temps en prison à quelques reprises. Depuis sa remise en liberté, il peine à décrocher un emploi.

Au cours de notre conversation, nous apprenons que Jacques est bisexuel. Ou du moins, bi-curieux. Les femmes l'ont toujours attiré mais il entretient habituellement des relations avec des hommes. Il nous explique : « Maintenant que j'ai eu des relations avec des hommes, je trouve plus ardu d'être intéressé par des femmes. » Il ajoute même, à la blague : « Les hommes devraient ressembler davantage aux femmes puisque j'aime les femmes! »

Nous avons rencontré Jacques lors de la Saint-Jean- Baptiste, une fête que tous les Québécois célèbrent le 24 juin. Il n'avait rien mangé depuis l'aube. Souvent, vers dix- huit heures, des gens le croisent et lui donnent à manger. Mais pas aujourd'hui. « Aujourd'hui n'était pas une bonne journée! », nous raconte-il. Nous lui offrons donc des fruits et de l'eau que nous avons avec nous, mais le mauvais état de sa santé dentaire l'empêche de manger des aliments durs.

Pire encore, Jacques ne sait jamais d'avance où il passera la nuit. « Si la Mission Old Brewery a un lit pour moi, j'y vais. Sinon, je trouve un autre endroit ou je dors dans la rue. »

Pour couronner le tout, Jacques a des problèmes de foie, dont la plupart n'ont pas de remède. Par conséquent, Jacques souffre de fréquentes douleurs au ventre. Mais une lueur d'espoir pointe à l'horizon : pour aider Jacques à subvenir à ses besoins, le gouvernement provincial lui offre une aide financière. Cette aide n'est toutefois pas suffisante pour lui fournir un logement abordable ou pour vivre une vie normale. « Si j'avais la chance, je retournerais travailler et je vivrais une vie normale », nous partage-t-il.

« Au moins, je survis! », conclut-il, sans l'ombre d'une plainte dans sa voix.

Quelle histoire émouvante! La voici donc, la deuxième chance de Jacques. Maintenant que vous connaissez une partie de son histoire, À VOUS à présent, citoyens du monde, de lui donner une fin positive. Donnez 1 $, 2 $, 5 $, 10 $ ou même plus - comme le coeur vous en dit - pour que la Fondation F.I.S.H. puisse offrir un logement abordable aux personnes itinérantes ou provenant de milieux défavorisés ainsi que des services de soins en santé mentale et d'emploi, de la nourriture, des vêtements et l'accès à une éducation de qualité. Grâce à vous, ils auront la chance de réintégrer la société et de redevenir des contribuables à part entière.

Raymond Chabot Grant Thornton agit comme vérificateur officiel de la campagne de financement et les fonds récoltés sont placés en fidéicommis.

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